Diaporamas version Stargate
Aujourd’hui, nous allons vous entretenir d’un exercice régulier chez SG-1 : la présentation orale. C’est un classique dans le monde de l’entreprise, et Cheyenne Mountain Compagny ne fait pas exception. Imaginons ainsi que vous ayez un diaporama à exposer à un public aguerri, composé, disons, du reste de votre équipe, pas forcément spécialiste de votre matière favorite (au choix : astrophysique ou archéologie) et d’un général de l’armée de l’air. Vous disposez du matériel suivant :
- un super ordinateur dont Carter a limité les droits d’accès (il ne faudrait pas que vous fassiez n’importe quoi, car vous n’êtes encore qu’un pauvre petit stagiaire)
- la bibliothèque des Asgards, ouverte le mercredi après-midi et le dimanche matin, à condition d’envoyer un mail au Conservateur pour lui préciser à l’avance ce que vous cherchez, ce qui vous permettra d’éviter une centaine d’heures à éplucher les réponses Google avant de trouver votre bonheur
- un vidéoprojecteur dernier cri qui ronronne comme un chat bien heureux dans un carré de soleil un après-midi de mai
- une télécommnande sans fil intelligente : quelque soit le bouton sur lequel vous appuyez, la télécommande saura ce que vous voulez faire… Magique !
Avant de nous mettre à la pratique, voyons d’abord quelques exemples de présentation orale et analysons-les.
1) A l’ancienne
a) tableau noir
Quand il s’agit de technologie, vous avez toujours quelqu’un dans le public pour la récrier : "c'était mieux avant !". Pire : celui qui fait sa présentation orale peut avoir horreur du changement et préférer les bonnes vieilles méthodes.

Daniel, que nous voyons ci-dessus n’est pas à blâmer. En effet, il fut un temps où les vidéoprojecteurs ne fonctionnaient pas encore et où il fallait utiliser des outils rudimentaires pour faire son exposé : le tableau noir et la craie. Nous n’évoquerons pas l’abîme budgétaire dans lequel était le bureau d’études du Dr Jackson, mais celui-ci a joué un grand rôle dans la restriction des moyens. A noter que dans le cas que nous observons ici, Daniel aurait pu utiliser des affiches en plus, ce qui lui aurait sans doute valu plus de crédibilité.
b) le tableau velleda
Une évolution technologique mineure survient peu de temps après, avec le passage au tableau blanc :

Fondamentalement, il n’y a pas de changement, à part peut-être la propreté du tableau et la possibilité d’utiliser des aimants pour poser des documents, comme l’affiche que vous voyez à droite. Les inconvénients restent les mêmes :
- on est limité en place et l’espace est rapidement saturé de chiffres et schémas
- on n’a pas de trace après l’exposé (sauf si on a appuyé un poil trop fort ou si le public a très consciencieusement pris des notes)
- et le plus important : celui qui présente l’exposé a le dos tourné soit à son auditoire, soit au tableau, ce qui dans les deux cas est handicapant.
3) différentes techniques
Comme le précisait ma consoeur El Caracol dans son article à propos du premier épisode, Children of Gods, par rapport au film, il y a une sacrée restriction de budget, au point que le SGC n’est pas doté du dernier cri informatique. Même Carter, pourtant portée sur la technologie, doit composer avec le feutre Velleda, sur un tableau minuscule :

Remarquons que Daniel semble avoir instinctivement acquis le geste de la télécommande tandis que Sam est sceptique. Nous pouvons noter une très mauvaise gestion de l’espace fourni par le tableau blanc : la photo et le schéma du DHD se répètent, il manque au cube le point d’origine, et pour finir, Carter bouche la partie gauche du tableau.
Dès la saison 2 cependant, la technique rattrape la série, et Daniel a le loisir de composer avec un rétroprojecteur, avec transparents en couleur, s’il vous plaît :

La mode fut, pendant la saison 3, aux diapositives, ce qui permet d’accroître l’attention du public – quand celui-ci est intéressé bien entendu, ce qui n’est pas toujours le cas :

C’est un premier pas vers une révolution numérique.
2) Le passage au numérique
Pour développer le célèbre duo PowerPoint – vidéo projecteur, les humains se sont indéniablement inspiré du modèle Asgard, très développé, qu’ils découvrent au cours de la quatrième saison :

Trois écrans, avec des plans en 3D, un interlocuteur, un fond de couleur rouge avec des chiffres et symboles encadrant les trois écrans et, pour contrôler tout celui, une console asgarde avec télécommande unique de la marque Galet ©.
Les Tau’ri réinterprètent à leur manière cette façon de faire des exposés :

Le parti pris est celui de la sobriété et de la clarté : en effet, aucune fioriture à l’écran : de l’information, rien que de l’information. Le fond est noir, neutre, et les informations sont séparées : en haut, la date, l’heure, le lieu et le nom des chercheurs, en bas : des chiffres illustratifs et au milieu, le plus important : un schéma ou une carte animée. Les images sont en HD et l’exposé est totalement interactif.
Des évolutions futures

SG1 a commencé à étudier le principe du Power Point en 3D, mais la technique reste encore incertaine, plusieurs exposions ont été signalées de part et d’autre de la zone 51.
3) Qu’auriez-vous fait à leur place ?
Ce n’est pas tout d’étudier le matériel, encore faut-il savoir l’utiliser ! Voici quelques situations fréquentes dans SG-1.
Situation n°1 : exposé informel
Il arrive très souvent qu’on vous demande d’exposer une situation de façon claire et synthétique, au détour d’un couloir, ou, parfois, dans la salle de réunion. Les informations que vous livrerez permettront à vos supérieurs de prendre des décisions.

Observations :
- présentateur : Janet
- moyens techniques : feuilles de papier
- auditoire : 4 personnes
- ce qui peut distraire : un téléphone rouge non relié à sa prise et 4 verres d’eau à moitié vide (ou à moitié pleins)
Analyse :
Etant donné que c’est un exposé informel, on peut excuser le manque de moyens utilisés. Néanmoins, le placement dans la salle n’est pas du tout idéal, il vaut mieux s’adresser à son public de face. De plus, s’il n’est pas indispensable que Janet se mette debout, il est préférable que tout le public adopte une même position. Résultat : peut mieux faire.
Situation n° 2 : convaincre un auditoire de professionnels
S’adresser à ses pairs, ce n’est pas le même exercice que de s’adresse à un public hétérogène. Il faut être précis et concis, et avoir suffisamment travaillé son sujet pour pouvoir répondre aux questions les plus pertinentes.


Observations :
- présentateur : Carter
- moyens techniques : power point, pupitre avec lampe
- auditoire : 12 personnes
- ce qui peut distraire : les yeux de Carter, mais elle n’y peut rien
Analyse :
Rien à redire. Les militaires sont sous le charme et écoutent religieusement l’exposé. Les schémas sont clairs et les indications détaillées permettent aux plus pointilleux de trouver leur compte. Un temps, ménagé à la fin, permet de répondre aux questions. Comme d’habitude chez Carter, c’est parfait.
Situation n°3 : convaincre un public mou comme une vieille éponge
Si vous voyez que le public pique du nez, ou regarde ses notes, ou écrit sur la table « si tu t’ennuies, fais une croix », c’est très mauvais signe. Si vous observez ce genre de scène :

vous devez aussitôt relancer l’attention, par n’importe quel stratagème, par exemple en invitant un participant exotique à s’exprimer :

ou en scandant l’Internationale ou en vous mettant à danser la carioca : ça fonctionne !
4) Recommandations générales
- trop de détails tue le bétail détail et fatigue votre auditoire (la documentation par écrit doit être synthétique !!)

- utilisez un écran adapté au nombre de personnes de la salle

- ne vous mettez pas dans le faisceau de lumière, vous pourriez éventuellement avoir l’air ridicule

Voilà, c’est fini pour l’exposé. Si vous voulez avoir un avis de professionnel sur la qualité de votre présentation orale, n’hésitez pas à vous faire filmer et envoyez nous votre vidéo, nous vous dirons vos points forts et vos points faibles et vous aiderons à vous améliorer.
Merci de votre attention !
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Mis à jour ( Dimanche, 17 Mai 2009 16:15 )


