Interview exclusive d'Oma Desala
Oma Desala : l’interview exclusive !
Welcome, fidèles lecteurs !
Aujourd’hui, et en exclusivité pour La Gazette de Stargate, nous recevons la scintillante Oma Desala pour une interview… exclusive, donc, au cœur des studios Emèzéde*, gentiment mis à notre disposition pour l’évènement.
Nimbée d’une aura lumineuse - plus éblouissante que le sourire de Martouf -, Lady Desala fait son apparition en traversant les murs du petit studio décrépi (on a le budget qu’on a !) avec une grâce toute ancienne.
Jezy, reporter à ses heures perdues : Madame Desala ! Bonjour et bienvenue aux studios Emèzede !
Oma Desala : Salutation. Quand le ciel veut sauver un homme, il lui donne l’affection pour le protéger.
J : Heu… oui oui, moi aussi je suis ravie de vous voir… … dites, ça ne vous ennuie pas si je vais chercher mes lunettes de soleil ?
O.D : Ha oui, excusez-moi…
Oma Desala reprend forme humaine, tailleur et sourire assorti.
O.D : C’est très commode pour se déplacer, mais ensuite j’oublie souvent de me rematérialiser.
J : Mais ‘y a pas de mal ! Hum, donc heu, vous avez fait bon voyage ?
O.D : Assez oui. Je dois dire que votre studio n’est pas vraiment à côté de chez moi, mais bon comme je vous l’ai dit, l’ascension a ses petits avantages (rires).
J : Certes… Alors dites-moi, que devenez-vous ? On vous a vu pour la dernière fois dans l’épisode 18 de la saison 8, Pour la Vie, où vous disparaissiez avec Anubis.
O.D : Oui c’est vrai, c’était il y a un moment maintenant. Dans la série, j’ai comme qui dirait un éclair de lucidité et je décide de combattre Anubis pour l’empêcher de détruire la galaxie.
J : Et nous vous en remercions ! Compte tenu de votre présence, j’en conclu que le combat est fini ?
O.D : Non, ho non, pensez-vous ! Mais on fait une pause là !
J : Une… pause ?
O.D : Bien sûr ! Aussi perçants que soit les yeux, on ne voit jamais de dos !
J : Heu, un instant je vous prie… Hum, j’ai dû laisser mon manuel du Bouddhisme pour Débutant dans ma voiture…
O.D : Disons que de temps à autre, on s’accorde des petites périodes de répits, pour souffler.
J : Souffler ?! Mais vous ne craignez pas qu’Anubis en profite pour détruire l’univers ?
O.D : Comme s'il avait le temps ! Il va sûrement en profiter pour passer au pressing plutôt, ça fait trois mois qu’il doit aller retirer sa veste ! Et puis il va aller racheter du café aussi… Vous verriez tout ce qu’il peut boire, c’est incroyable ! Heureusement qu’il n’a plus de pression artérielle !
J : Excusez-moi, mais c’est un peu confus, vous pourriez nous en dire un peu plus ? En quoi consistent vos combats exactement ?
O.D : Ma foi, cela dépend des jours. Là on vient de finir notre période « Petits Chevaux », on est passé au poker. C’est la mode, vous savez.
J : Vous ne vous battez pas heu… à coup de lumières blanches, d’éclairs, de boules d’énergies… enfin ce genre de chose, vous savez.
O.D : Par le grand Cercle Cosmique, vous devriez vraiment réduire le rythme côté cinéma de Science-Fiction ! Les boules d’énergies, ça passe bien devant les caméras, mais c’est exténuant vous ne vous rendez pas compte ! Alors on est rapidement passé au combat de pouce, Pierre-Papier-Ciseaux, hum… on a eu notre période devinette aussi, et charade… mais dernièrement on s’est mis aux cartes.
J : Ha oui ? Ha bon… Heu, tiens c’est amusant, je comprends tout ce que vous dites ! Aurais-je une intelligence supérieure… ?
O.D : Ho, toutes ces tournures de phrases pleines de métaphores, de bougies et de chandeliers, c’est pour faire plaisir à la production. Moi-même, je ne comprends rien à ce que je dis les trois-quarts du temps ! L’illumination, c’est censé être la clarté de l’esprit, vous voyez.
J : Très vaguement, mais je vous crois sur parole. Et Daniel ? Deux tentatives d’élévation, et à chaque fois il reprend forme humaine. C’est si désagréable, l’ascension ?
O.D : Désagréable… Non, mais c’est un état d’esprit. Il faut s’habituer à ne plus manger, à ne plus dormir – le problème de la lumière est assez délicat à contourner, surtout quand on a plus de paupières -, à rester en-dehors des affaires des Etres Inférieurs… sans vouloir vous vexer, bien sûr.
J : Bien sûr… Et donc, Daniel ? Il le vivait mal ?
O.D : Un peu. Au départ, tout cela lui plaisait assez. Non pas qu’il ait apprécié de se faire mortellement irradier sur une autre planète, mais je crois que ça lui a fait plaisir que je vienne le voir. En même temps, il m’avait marqué, déjà à l’époque. Je vivais au temple à ce moment là, toute seule dans un grand bâtiment désert, plein de courants d’airs, et sans électricité, je ne sais pas si vous vous rendez compte ! Un coin complètement paumé, jamais de visites. Alors quand j’ai vu la poporte s’activer... Et puis ce petit jeune, avec ses grosses lunettes, qui prenait le temps de discuter un peu, c’était si inattendu ! Il m’a fait très bonne impression. C’est pour ça que quand j’ai entendu parler de l’accident, je me suis dit « Oma, ma vieille, c’est l’occasion de te rendre utile ! ».
J : Vous aussi vous aviez un faible pour Daniel, alors ?
O.D : Qu… Pardon ?
J : Mais rassurez-vous, vous n’êtes pas la seule.
O.D : Mais pas du tout ! Et puis d’abord, ce n’est pas du tout mon type !
J : D’accord, d’accord… Et donc, Daniel ?
O.D : Hum… Un jour il est sorti de nulle part en lançant, je cite : « Je ne supporte plus d’être une pieuvre volatile croisée avec un néon de 500 gw ! Je veux un corps ! » Moi, je m’en fichais un peu, j’avais d’autres choses à faire : je venais juste de me trouver un petit boulot au restaurant routier du coin, alors ses problèmes existentiels vous savez… Mais après il a fallut en discuter avec les scénaristes, trouver une façon plus crédible et plus héroïque de le faire revenir dans le monde des mortels. Enfin, ils se sont arrangés.
J : Je comprends.
O.D : Et c’est d’ailleurs pour cela que vous ne me voyez pas quand j’empêche Daniel de détruire Anubis. J’étais encore à l’essai à ce moment là, et pas question de perdre mon tablier ! Ensuite, l’année suivante, la production voulait absolument que je réapparaisse le temps d’un épisode ou deux. J’ai essayé de leur expliquer que je n’aurai jamais le temps de faire un épisode complet avec mon travail, mais finalement ils se sont arrangés pour tourner directement dans le restaurant. Ca a fait de la pub, et moi je pouvais jouer et servir les clients en même temps.
J : Et bien, voilà un gros secret de la série ! Et moi qui félicitais l’originalité et l’imagination des scénaristes…
O.D : Vous savez ce qu’on dit : le fort crée les évènements, le faible subit ceux qu’on lui impose.
J : Heu… les contraintes créent les opportunités ?
O.D : On va dire que c’est ça.
J : Et bien, merci pour ces révélations peu commune, Oma Desala
O.D : Vous n’avez pas d’autre questions ?
J : A vrai dire, si, mais la locat… le prêt du studio arrive à expiration, et on doit verser des intérêts si on quitte le plateau en retard. Donc on va s’arrêter là. Bonne chance pour vos parties de Poker.
O.D : Merci bien. Attention à vos yeux… !

Et ainsi se clôt cette interview très exclusive de notre rebelle Ancienne. Notre reporter en titre souffrit de conjonctivite aiguë pendant les quelques jours qui suivirent, mais dans l'ensemble l'expérience fut plus qu'enrichissante.
Jezy, votre dévouée reporter
* Studios Emèzédes, tout droits réservés
Mis à jour ( Vendredi, 26 Mars 2010 18:13 )


