Note des utilisateurs: / 0
MauvaisTrès bien 

Atlantis : tempus fugit

 

 

Oui, car commencer son article par un titre en latin, ça en jette un maximum.

Je vous ai déjà parlé de la pause repas à Atlantis. A présent, il convient d'aborder un point extrêmement important, peut-être le plus important si on se réfère au nombre de fois par épisode où on voit les personnages occupés à cette activité. Vous aurez sans doute remarqué, spectateurs attentifs que vous êtes, qu'à  défaut d''ne vivacité extrême parmi les personnages, Stargate Atlantis peut s'enorgueillir d'un rythme toujours assez rapide, qui [mode analyse cinématographique foireuse on] transparaît dans la prolifération des mouvements de caméra, mouvements d''accompagnement du personnage, n'est-ce-pas, puisque, à bien y regarder, et même sans beaucoup chercher, il est clair que ce que les personnages sont pris d''une hyperactivité intense propre à les laisser toujours en mouvement, ce qui fait donc que [mode psychanalyse off] ces personnages MARCHENT TOUT LE TEMPS.

Attention, ça n'est pas de la blague. Quand je dis qu'ils marchent tout le temps, c'est pour ne pas dire qu'ils semblent à chaque début, milieu et fin d'épisode irrésistiblement attirés vers une destination aussi inconnue du spectateur qu'impérieusement séductrice pour les personnages.

Quelle est cette destination? Eh bien, après moult visionnages, nous pouvons dire que pour un des deux personnages que l'on suit, il s'agit à 95% de la salle de contrôle d'Atlantis, avec la porte et tout le bataclan, tandis que l'autre personnage a 75% de chances de disparaître d'un autre côté, vers une destination toute aussi nébuleuse (ce qui ne l''empêchera pas d'apparaître dans la salle de contrôle 30 secondes après qu'il nous ai quitté).

 

Mais en réalité, la plus grande question n'est pas «où vont-ils?» mais «d''où viennent-ils?»... Je peux vous le dire, après tout, nous sommes entre nous: on ne sait pas. Actuellement, il est difficile d'établir un pourcentage fiable concernant la provenance des personnages qui, pourtant, semblent se rendre avec la détermination la plus absolue d'un point A à  un point B, points qui se renouvellent sans arrêt et qui semblent toujours extrêmement éloignés les uns des autres. Il est également à noter que lors de leurs longues randonnées, les personnages ne cessent de croiser des figurants qui courent en sens inverse, probablement vers ce mystérieux point A, si fascinant par son absence à l'écran.

Poussés par ce vent d'aventure, les personnages traversent ainsi plusieurs fois dans la même scène la même salle, tournent en rond dans le même couloir, allant jusqu'à recroiser les mêmes figurants -ou en tout cas, des figurants tout aussi déterminés à  atteindre leur but, et tenant dans la main le même bidule électronique. On ne compte plus les séquences où les personnages se promènent dans les couloirs, en mode «jour» ou en mode «nuit».

Tenu en haleine par cette fermeté dans la démarche, le spectateur ne perd pas une miette pas une miette du dialogue endiablé (le must étant Weir et Keller, dans l'épisode 3x20, où toutes deux entretiennent une discussion sur les états d'âme de Keller, entretien qui n'a rien à voir ni avec l'épisode, ni avec le reste de la série. De toute façon, comme j'aime à le répéter, Keller, ver de terre. C'est nul, mais ça soulage). Ca n'est cependant qu'au terme de la séquence, que le spectateur non averti s'aperçoit qu'en fait, le dialogue n'avait quasiment aucun intérêt, et qu'il s'est bêtement fait avoir parce que les personnages, dans leur inexorable marche vers nulle part, semblaient en pleine mission de la plus haute importance.

Maintenant que vous savez que les randonnées dans Atlantis n'ont pas d'autre but que celui d'enthousiasmer de manière subliminale votre crédule subconscient, vous allez pouvoir rigoler à chaque fois que vous les voyez apparaître à l'écran après le générique, en pleine course contre la montre vers la salle de contrôle. Mieux encore: vous allez pouvoir regarder le paysage alentour. Outre le sympathique figurant qui est payé à tourner en rond dans le décor, un écran tactile pour jouer au solitaire à la main, vous pourrez observer en toute quiétude les même murs défiler en continu, les mêmes portes s'ouvrir de manière infaillible -sauf pour Woolsey- et, si vous avez de la chance, des petites plantes vertes dont on se demande qui les arrose (peut-être le figurant? Que pour l'occasion je vais baptiser le Mec du couloir).

Dans le cas d''une promenade plus courte, c'est à dire le trajet salle de la porte des étoiles-bureau de Weir, vous pourrez voir 1) le Mec de la salle de contrôle 2) le super décor du bureau de Weir (du moins quand elle était là !) avec ses masques africains qui, une fois qu'on les a vus, prennent soudain beaucoup plus d'intérêt que la face de patate dudit Face-de-patate (Sheppard pour ceux qui ne sont pas encore acquis à la religion qui consiste à autant enfoncer Sheppard qu'on encense Weir).

Cependant, même si le point A, dont j'ai fait mention, restera probablement le plus grand mystère qu'ai jamais connu l'humanité (en tout cas la partie de l'humanité qui a Sci-Fi), nous pouvons nous permettre d'avancer deux théories. La première est à raccrocher à l'article concernant la cantine d'Atlantis: en effet, pourquoi iraient-ils à travers les couloirs avec une telle détermination, si ce n'est parce qu'ils ont refait leur barre d'énergie (oui, je joue aux sims) grâce à un sandwich (ou une salade) toute pleine de bonnes calories? La seconde hypothèse est sûrement moins improbable, puisqu'au vu du nombre de fois où les personnages quadrillent la cité avec un air un peu crispé, il devient difficile de prétendre que les personnages aient si faim qu'ils souhaitent se confronter plusieurs fois par jour au choix sandwich-salade: le fait est qu'il est permis de penser que les personnages vont tout simplement aux toilettes.

Malheureusement, les scénaristes n'ont pas encore jugé édifiant de nous montrer les toilettes, ce qui est bien dommage, puisqu'elles doivent être pourvues de toutes sortes de systèmes électroniques made in Lantian-city et que, je dois bien l'avouer, je n'ai encore jamais vu de PQ de l'espace.Cela dit, si on admet cette hypothèse, il faut aussi admettre que les gens d'Atlantis ont pris l'habitude de se rendre aux toilettes par deux. Mais comme ils ont l'air de marcher pendant des kilomètres, on peut accepter le fait qu'ils aient peur de se faire agresser par un Xième virus mortel dans un coin inexploré de la cité ou par quelque Wraith qui se serait trompé de chemin en allant au barbecue de Sheppard. Pour en finir avec cette question de la randonnée de nos personnages préférés, je reviens sur la grande soeur d''Atlantis: SG-1. Effectivement, d'après ce que j'ai pu voir de SG-1, ils marchent assez peu. Il me paraît donc raisonnable d'avancer l'équation suivante:Nombre de kilomètres de marche inutile par épisode = budget de la section décors x taux de réussite desdits décors sur une échelle de 1 à 10

Soit

km/ep = fl*tx(n/10)

(ici, fl = flouz)

 

 

 

Exemple de randonnée pédestre
(bonus figurante à l'occupation indéterminée
et éclairage soit très travaillé, soit fait complètement à l'arrachée)

 

 

NB : je tiens à  préciser que j'ai fait des études littéraires. Toute réclamation concernant un aussi éventuel qu'improbable non-sens de la formule scientifique donnée en fin d'exposé sera en conséquence jugée nulle et non avenue. N'allez pas demander à un escargot de vous pondre la théorie de la relativité.

 

 

El Caracol


blog comments powered by Disqus

Mis à jour ( Mardi, 23 Mars 2010 18:47 )