Note des utilisateurs: / 1
MauvaisTrès bien 
Comme vous l'avez sans doute déjà  remarqué, ce site sur lequel vous surfez en toute innocence, présente vos héros préférés, qu'ils viennent du SGC ou d'Atlantis, comme une bande de feignants incapables de la moindre prouesse volontaire. Soit leur rôle est littéralement occulté par la blancheur par trop éblouissante de leur sourire, soit ils parviennent à grand peine à développer une expression qui ne soit pas celle de la contrition la plus extrême, soit ils n'ont, dans le meilleur des cas, pas d'arme plus efficace contre un ennemi surpuissant qu'un humour aussi décapant qu'incompris.
Comment, me direz-vous perspicace lecteur, comment alors se fait-il que leurs ennemis à la technologie hyper avancée ne parviennent jamais à  régner sur la galaxie?
Bon, tout d'abord, il faut dire qu'ils règnent effectivement sur la galaxie. Le point étrange se situe en vérité dans le fait que 4 personnes semblent déstabiliser au plus haut point un système de domination qui, manifestement, avait fait ses preuves depuis un bon moment.
La réponse est en fait très simple: si ni les Goa'ulds ni les Wraiths n'arrivent à  trouver aucun moyen de se débarrasser de ces enquiquineurs de Terriens, c'est tout simplement parce qu'eux-mêmes sont totalement dépourvus de logique.

 

Pour commencer cette passionnante enquête au coeur d'un système régi par des faux dieux et vampires moches tout-puissants mais parfois peu cohérents, je vous propose d'examiner la base du méchant: son vaisseau. Or, il s'avère que dans les vaisseaux ennemis des Terriens, qu'il s'agisse des Goa'ulds ou des Wraiths, l'architecture semble avoir été mise au point par une des ces personnes que l'on a manifestement bercées trop près du mur étant bébé.

Comment font concrètement les équipes terriennes pour vaincre leurs ennemis lors des épisodes où elles ne disposent que de quatre malheureux personnages? Très simple: elles s'introduisent sur les vaisseaux ennemis, les sabotent et en repartent comme elles sont venues, quasiment les doigts dans le nez (métaphoriquement parlant). Ils sont forts ces personnages, quand même! Voilà  ce que pensera un spectateur non averti. Mais vous allez bientôt devenir des spectateurs avertis, grâce à la précieuse enquête-vérité menée par vos enquêteurs préférés sur la flotte ennemie. Effectivement, l'avantage principal des vaisseaux goa'ulds ou wraiths sont leur taille: absolument immenses, on se demande comment eux-mêmes se repèrent dedans, en l'absence de toute signalisation (sauf si l'on sait lire les hiéroglyphes ou que l'on maîtrise la divination sur boyaux). Et pourtant, il s'avère que les ennemis des deux peuples n'ont aucune difficulté à 1) ne pas tourner en rond dans le vaisseau 2) trouver les endroits stratégiques 3) ne pas se faire repérer 4) pourtant ils font un boucan de tous les diables. Voilà tout le problème: par un hasard incroyable, les héros se repèrent dans un vaisseau trois fois plus grand que le Louvre et au moins deux fois plus labyrinthique (c'est dire) et mettent ainsi en déroute toute l'armée qui ne cesse de piétiner dans les couloirs, mettant un temps fou à  arriver à  l'endroit où les intrus ont pris en otage j'ignore quel haut dignitaire alien mégalomane. Et cependant, il est étrange de constater que les mêmes couloirs et les mêmes salles semblent se répéter à l'infini au travers de longues courses-poursuites endiablées, ou de parties de cache-cache trépidantes. Prenons l'exemple du vaisseau-mère Goa'uld d'Apophis dans les épisodes 121 et 201: certes, les gentils sont quatre contre toute une armée (qui, je vous le rappelle, est censée être surentraînée/surpuissante/surhumaine). Ça n'est pas que de la chance! Voici quelques faits notables:

- Comme l'a souligné Zacharielle, où qu'ils aillent, et semble-t-il plus particulièrement lors des patrouilles dans le vaisseau-mère, les Jaffas sont incapables de la moindre discrétion. Qu'ils chargent en s'élançant lourdement contre leurs ennemis ou qu'ils aillent au pas militaire à  travers les couloirs, le bruiteur a manifestement la même quantité de travail. C'est comme cela que l'on assiste à des scènes incroyables où des costumes visiblement en plastique émettent un bruit assourdissant de vaisselle métallique. Dans ces conditions, ils se font repérer à  trois kilomètres à  la ronde, et l'équipe a au moins dix minutes pour trouver une cachette.

- Mais le fait est que ces 10 minutes sont totalement superflues. Car, dans un vaisseau-mère goa'uld, non seulement on a la politesse de s'annoncer à l'ennemi venu furtivement faire exploser le vaisseau, mais en plus on lui a gentiment aménagé des murs à double-parois qui leurs permettent de se cacher relativement bien très rapidement sans que JAMAIS les Goa'ulds ne songent à regarder derrière. Je suis certaine que l'on pourrait trouver des dizaines de personnes cachées à cet endroit. Et quand cette cachette, déjà plutôt pratique, vient à  être trop peu dissimulatrice, qu'à  cela ne tienne! On appuie sur un hiéroglyphe dans le mur et, hop! Une porte s'ouvre sur une pièce souvent désespérément vide, qu'il s'agisse des appartements royaux ou du placard à  balai. Chez les Goa'ulds, on ne ressent pas le besoin de surveiller.



Exemple de surpopulation intra-murale


Mais ça n'est pas que dans les vaisseaux Goa''lds qu'on pourrait retrouver une densité de population égale à  celle du Bengladesh cachée derrière des murs en carton. Les vaisseaux Wraiths n'ont absolument rien à leur envier. Cependant, à  la différence des Goa''lds, les Wraiths ne misent pas sur les triples murs pour leurs parties de cache-cache (qu'invariablement, ils perdent), mais plutôt sur une ambiance discothèque qui a fait ses preuves, fumée à  l'appui. Voyez plutôt:



On pourrait certes arguer que dans un environnement aussi (attention, jeu de mot qui décoiffe) trippant, on pourrait sans trop de problèmes se cacher derrière un pancréas opportun, mais si tant est que cette idée ne répugne pas au plus haut point nos amis les terriens qui n'ont décidément aucun sens de la symbiose (organique), en tout cas ils risquent de se retrouver dans l'endroit le plus surpeuplé des vaisseaux Wraiths, à savoir les parois, qui semblent regorger d''humains plus ou moins embaumés vivants et qui ont une fâcheuse tendance à tenir le rôle de zombis de l''space. Désagréable rencontre.

En l'absence de ce pourtant tellement pratique triple-mur, nos héros ont quand même de quoi faire, grâce à  l'ambiance disco citée précédemment. Tout y est: la lumière focalisée uniquement sur des bouts de décors que, soit dit en passant, il ne servait à rien d'éclairer; les décors bizarroïdes et plus ou moins plasticoïdes; les gars en grands impers de cuir (bien qu'en l'occurrence ils soient un peu... pâles); et bien sûr, la fumée! Impossible de savoir où on marche, chez les Wraiths: c'est peut-être d'ailleurs mieux comme ça, après tout ça fait faire des économies dans le département artistique dédié aux chaussures.

Ce qui fait que, dans cet environnement sombre et quelque peu embrumé, chercher l'équipe de Sheppard qui s'est subtilement infiltrée dans le vaisseau revient à chercher une aiguille dans une botte de foin intergalactique. Quant à  repérer les éventuelles bombes posées dans la salle des moteurs ou de je ne sais quel générateur surpuissant-surindispensable et absolument surnon-protégé, la partie devient inégale lorsqu'on sait que lesdites bombes peuvent être planquées derrière n'importe quel boyau pendouillant. En plus, sans lumière... on s'étonne après que les Wraiths aient de gros problèmes d'inefficacités, même lorsqu'ils ne portent pas le masque rituel en osier qui a la double fonction de rendre la personne complètement aveugle et de ne la protéger de rien du tout sinon, peut-être, des moustiques.

Pour finir, nous ferons cependant une concession aux Wraiths et au Goa'ulds, parce qu'il faut leur reconnaître ça, c'est qu'en matière d'architecture stratégique, les Anciens et leur cité d'Atlantis n'ont rien à  leur envier. En effet, nos amis les Anciens/Lantians (si quelqu'un sait lequel des deux termes est le bon, qu'il parle maintenant - ou se taise à jamais- parce que, sérieusement, ça m'empêche de dormir) ont prévu toute une panoplie de colonnes lumineuses, de plantes vertes et de couloirs/mini salles à répétition qui n'ont apparemment pas d'autre intérêt que de faire joli. Ce qui fait que quand on recherche un ennemi dans la cité, ça donne ça... Ford trompant son ennemi! Un grand moment!



Bonus: le plan d''un vaisseau Goa''uld.

Coloré, vivant... on ne comprend pas tout mais ça a l''air super cool d'y habiter ! (admirez le petit liseré décoratif sur le côté)

El Caracol


blog comments powered by Disqus

Mis à jour ( Lundi, 18 Mai 2009 07:53 )