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Aucun doute : avec Stargate, nous sommes dans une série d’aventures, et dans les séries d’aventures, les héros sans peur et sans reproche frôlent la mort à chaque épisode.

Oui, mais dans les séries d’aventures normales, il y a deux options : A) ils voient la mort mais parviennent à s’en tirer, ou B) la Faucheuse leur met la main dessus et c’en est fini de leur nom au générique.

Seulement, dans Stargate, cet état des choses rationnel et logique est un peu bouleversé par la tendance de certains personnages à partir faire un tour avec la Mort… et à revenir au bout d’un moment. Car somme toute, il y a beaucoup de personnages centraux qui meurent dans l’univers Stargate… mais pour combien de temps ?

 

(Attention, si vous n’avez pas vu tout SG1 et tout Atlantis, cet article peut contenir des révélations)

 

Chuis mort, chuis pas mort ! Chuis mort, chuis pas mort !

Le premier personnage à démontrer ses talents de mort à mi-temps est bien le grand, le seul, l’unique, j’ai nommé le goa’uld qui a le plus de classe dans les costumes les plus ridicules : Apophis !

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Il réussit quand même l’exploit de mourir dans une navette qui se crashe – après une agonie sur Terre propre à tirer une larme à toutes les larves du coin (je parle des larves goa’ulds, ne vous sentez pas visé). Mais, ressuscité par son ennemi, le voici qui devient Le Goa’uld au Masque de Fer dans l’antre démoniaque de Nethu. Il faudra rien moins qu’une armée de crabes voraces et le crash d’un vaisseau pour venir à bout de notre coriace méchant.

Suivant les traces d’un illustre prédécesseur, Anubis se lance dans la carrière de revenant, mais lui a le bon goût de changer de forme – la forme d’énergie pure, y a que ça de vrai – pour hanter la base.

Quant aux Wraiths, c’est bien simple, une salve de P-90 les met sur le carreau, mais plus efficacement que Duncan McLeod du clan des McLeod, ils sont sur patte dès que vous avancez pour vérifier que vous leur avez réglé leur compte.

Certes, mes direz-vous, mais n’est-ce pas propre aux méchants vilains affreux des séries ? Pensez à Moriarty ou, si vous assumez le mauvais goût de l’exemple (j’ai du mal mais je l’assume), à Cole dans la série Charmed, qui doit bien mourir une demi-douzaine de fois…

>> Mais non, vous répondrai-je, car il y a un contre exemple unique en son genre : Daniel Jackson.

Comme le dit O’Neill vers la saison 8 (ma mémoire n’est plus ce qu’elle était), ce garçon est débrouillard, et il nous a déjà fait le coup plusieurs fois. Perspicace, le général :

Tout a commencé dès l’épisode pilote. Notre ami Daniel s’est fait passer pour mort sur Terre, histoire de rester prendre le soleil sur Abydos. Mais, sitôt recruté par SG1, il montre des prédispositions pour les morts par intérim, lorsque dès la saison 2, il est remis sur pieds par un sarcophage goa’uld aux mains d’une princesse extraterrestre.

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MODE D'EMPLOI :
1- Tuer quelqu’un,
2- Insérer le sujet dans la capsule, face vers le haut,
3- Refermer le couvercle,
4- Appuyer sur l’interrupteur et laisser reposer quelques heures,
5- Servir frais


Alors forcément, ayant compris que plus on est mort, plus on vous regrette…

-       monsieur choisit une noble cause suicidaire pour prendre des vacances dans une autre dimension avec son amie Oma.

-       se porte volontaire pour tester la résistance de l’épée du « répliCarter »

-       est porté disparu auprès des Oris en sauvant tout le monde

-        autres (on a arrêté de compter)

 

Moi je suis un peu des deux, ça dépend des besoins du scénario

Certes, certes, ce genre de désagrément peut arriver à tout le monde. Mais pour certains, ça tombe quand même rudement bien.

Elizabeth Weir, par exemple, presque-meurt elle aussi noblement – même s’il est plus noble d’y passer en arrêtant une bombe qu’en contemplant le paysage par la fenêtre en plein combat spatial, ce qui peut, vous me pardonnerez, sembler pas très fute-fute. Mais on n’en est pas vraiment sûrs, hein : d’ailleurs elle devient à moitié réplicateur, mais elle se fait capturer, mais elle transfère son esprit, mais elle finit désactivée dans l’espace… Beaucoup d’hésitations, finalement (NB. L’hypothèse selon laquelle les scénaristes ont été intimidés par les lettres de menace « Rendez-nous Elizabeth ! Weir, on t’aime ! Signé : deux membres de la Poporte » ne sont pas écartées, même si elles ont nié toute implication dans l’affaire).

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Document anonyme trouvé dans un des tiroirs de la Poporte

De même, le sort d’Oma Dessala n’est pas bien net : on nous laisse entendre que son combat contre Apophis est légèrement suicidaire, mais ce brave Daniel ne pousse pas sa curiosité jusqu’à découvrir ce qui lui arrive en fin de compte. La pauvre, elle avait reçu plein de pourboires, pourtant…

Mention spéciale pour le pauvre Ford, qui se maintient jusqu’au bout dans un état indéterminé digne du chat de Schrödinger – ce qui évoque quelque peu une situation du type « j’ai signé pour apparaître dans la série, mais les scénaristes ne savent pas trop quoi faire de moi, alors ils me remettent sur le tapis quand ils sont à cours d’inspiration, même si c’est pas toujours très cohérent, faut avouer… »

 

Moi je suis mort pour de bon ! Enfin, presque.

Cependant, ne nous leurrons pas : selon le petit Larousse, la mort est un état définitif, et Stargate ne voudrait pas faire mentir une si honorable collection. Alors, quand même, il y a bien des gens qui meurent une fois pour toutes, en particulier l’irremplaçable – et irremplacée – Dr Frasier, ou notre ami Martouf.

Mais bon, même là, on ne résiste pas à l’envie de leur faire passer un petit coucou en fin de série…

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Adieux chalereux ("La prochaine fois que tu meurs, tu me téléphones, hein ?")

 

Et moi vous croyiez que j’étais mort ? Ben c’était une feinte !

D’autres protestent d’ailleurs énergiquement contre leur statut de morts, et n’hésitent pas à venir récupérer leur place. Beckett, ainsi, ne respecte pas le principe du médecin traitant unique, puisqu’il vient régulièrement seconder le Dr Keller. Certes, techniquement, ce n’est pas tout à fait lui, mais ne chipotons pas.

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Un tandem de choc (...?)

Ronon lui-même s’essaie à la technique dans le final de la saison 5 – et j’avoue que j’ai marché quelques secondes.

 

Plus on est de morts, plus on rit !

Nous avons aussi en de rares occasions le cas d’une mort en masse. Oh, rien de bien méchant : le peuple d’Abydos n’a pas vraiment passé le zat à gauche – toute une planète a juste réussi en quelques secondes ce que Daniel a mis tout un épisode à accomplir (l’ascension). Les pauvres tok’ras, eux, se voient condamnés à l’extinction sitôt qu’on n’a plus besoin d’eux. Mais je m’insurge personnellement contre l’injuste élimination des Asgards dans le final de la saison 10 (Adressez vos dons à l’association loi de 1901 WWAF (World Wildlife Asgard Fund)).

 

La mort, j’adore

Quoi qu’il en soit, la thématique de la mort semble bien transcender la narration selon le topos métalittéraire d’Eros et Thanatos, ici impliqué dans une entreprise herméneutique d’affranchissement des réalités matérielles et… qu’est-ce que je raconte ?

Quoi qu’il en soit, disais-je, la mort semble bien influencer le destin d’un certain nombre de personnages, à l’image de Daniel qui cherche à libérer Sha’re jusqu’à ce qu’elle meure, à la suite de quoi il est temps de se chercher un autre objectif (assez logique, me direz-vous).

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Mais nous avons aussi le cas de figure Sheppard, qui se place dans un rapport Gandalfien à la mort – comprenez : un adepte de la technique « vous me croyiez tous mort pour vous sauver, mes chers amis ? Mais j’ai survécu ! ». On ne compte plus en effet le nombre de fois où le colonel Sheppard est porté disparu mais revient triomphant, dans l’unique but de jouer avec les nerfs du spectateur (il est mort ? Mais oui, il est mort ! =D On va avoir un personnage principal un peu plus digne d’intérêt ! Oh non… c’était encore une fausse alerte…).

Le pauvre garçon développe d’ailleurs des tendances quasi-suicidaires, que l’on pourrait imputer à une enfance malheureuse, ou à un complexe d’infériorité devant Daniel qui, lui, a le droit de mourir pour de vrai. Certains dialogues de la saison 5 peuvent en effet être paraphrasés en :

SHEPPARD : Laissez-moi y aller. Je vais mourir et sauver le monde…

AUTRE PERSONNAGE : Non non, ça va aller, on a un autre plan.

SHEPPARD : Si, j’insiste ! Laissez-moi y aller, je vais me sacrifier et tout le monde me pleurera !

L’AUTRE PERSONNAGE : Mais non voyons, c’est pas la peine, je vous dis qu’on peut y arriver autrement.

SHEPPARD : Allez, quoi, soyez sympa, j’veux y aller ! Au moins, si je meurs, j’aurais l’impression qu’y en a qui m’aiment !

 

En conclusion…

LA MORT EST QUELQ’UN DE TRES BIEN, IL NE COMPREND PAS POURQUOI DANS CETTE FRANCHISE, PERSONNE NE VEUT RESTER AVEC LUI…

 


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Mis à jour ( Vendredi, 26 Mars 2010 15:31 )